GRAND-ANGLE : MAZEMBE – MALANGO – RAJA ” PACTA SUNT SERVANDA”

Alors que les états majors de Mazembe et de Raja s’activent pour le quart de finale retour décisif de la ligue des champions, la FIFA a rendu son verdict sur le litige qui oppose les deux clubs au sujet du transfert du joueur Ben Malango. Une nouvelle qui vient faire monter l’adrénaline à deux jours d’un match de la saison!

Une bataille farouche sur et en dehors de terrain de football

Le TP Mazembe et le Raja Club Athletic, c’est une double bataille dans le sportif et l’administratif. Et la tension a atteint son paroxysme. Le rendu de justice de l’instance dirigeante du football est venu pimenter la sauce davantage.

C’est dans une matinée pensive aux stratégies de qualification et de résistance que cette information tombe et vite repris dans les médias traditionnels et sociaux. Ce tweet du directeur sportif du TP Mazembe ” C’est une reconnaissance du contrat et la condamnation du Raja et du joueur pour avoir violé son contrat et les règlements de la FIFA” a-t-il posté avant d’enchaîner ” la FIFA reconnaît l’existence du contrat de Mazembe et donc l’attitude scandaleuse du joueur et du Raja“.

Une partie judiciaire pour Mazembe mais ce n’est pas fini

Pour certains analystes, cette décision est une forme de victoire au club de Lubumbashi et vont dans l’optique de triche de la partie attaquée une fois que le club prouve à Malango et à son agent qu’il a été dupé, une clause dans le contrat de Malango permet au Raja de rompre le club” estime Dieudonné Kalala Golden.

Pourtant, le club de Casablanca se réjouit de possibles rejets d’autres demandes du TP Mazembe auprès de la FIFA dans ce dossier. C’est notamment, le site officiel de Raja indique ” Réclamer une compensation de 5 millions de dollars américains, la suspension de Ben Malango de l’exercice de toute activité sportive pendant une période de 6 mois et l’interdiction du Raja Club Athletic de procéder à l’enregistrement de nouveaux joueurs pendant 2 périodes consécutives d’enregistrement ( le Mercato* Ndlr)”.

Ben Malango

Devant la chambre de Résolution des litiges de la FIFA, le club marocain ne s’est appuyé ” que sur un seul argument qui fut d’invoquer que le contrat produit par le TP Mazembe était un faux ( concernant l’activité du Big Ben “surnom de Malango sein des Corbeaux Ndlr )” Pour les dirigeants de Mazembe, cela témoignait de la ” mauvaise foi du joueur et du Raja Casablanca puisque , depuis le début, Mazembe invoque le même contrat, ce dernier attesté par le Notaire et déposé à la FECOFA” peut-on lire sur un communiqué officiel du club lushois.

Raja doit casser sa tirelire

Si le joueur a eu de la part de la FIFA l’autorisation provisoire de jouer avec Raja, les Corbeaux réclamaient des sanctions financières et disciplinaires. Dans une partie de tirage de couverture à son côté, Raja, citant la FIFA, a indiqué que ” la compensation revenant au TP Mazembe à la somme de 296.996 dollars américains payable par Ben Malango au TP Mazembe, le Raja Club Athletic étant solidaire du paiement de ladite somme” rassure-t-il.

” Ce montant est insignifiant pour un club de la trappe de Raja qui peut le verser en un jour” affirme un analyste qui a recquis l’anonymat. L’obligation étant de le payer dans les 45 jours ” sinon Malango va prendre 6 mois et Raja privé d’enregistrer pendant 2 saisons ” nous rappelle Dieudonné Kalala Golden.

Par contre l’administration du TP Mazembe n’est pas encore dit son dernier mot et n’est pas de nature à accepter facilement ” Le TP Mazembe se réserve le droit d’accepter ou non les montants de condamnation infligées à Malango et au Raja ” affirme F. Kitengie.

Au delà de question d’honneur et de fierté recherchée par le TP Mazembe et celle d’orgueil manifestée par le Raja, les conventions doivent être respectées contre vents et marées. A l’allure où vont les affaires, c’est loin d’être fini. Nouvelle opposition, devant le Tribunal Arbitral de Sports pour l’examen de recours des uns et des autres. Pour le TP Mazembe, c’est le début plaisant surtout qu’un autre dossier Elia Meschack est aussi en vogue dans les mêmes matières.

leopardsactu/Alain B.

Attachment

Leave a Comment

(required)

(required)